Le Zovirax est un médicament préconisé dans le traitement de l’herpès. Il fait souvent l’objet de polémiques au point que nombreux sont ceux qui le mettent dans la liste des médicaments non remboursés par la sécurité sociale.

Le fait est que les patients qui se voient prescrire du Zovirax ne se heurtent pas réellement à un défaut de remboursement étant donné que le Zovirax, même s’il peut être remplacé par d’autres médicaments, ne fait pas non plus partie des traitements sans effet réel sur le patient traité.

Les explications dans les développements qui suivent :

Comment un médicament devient-il non remboursable ?

Pour qu’un médicament comme le Zovirax devienne non remboursable ou remboursable de manière partielle par la sécurité sociale, une évaluation du médicament en question, de ses conditions de prescription et de ses modalités de délivrance est réalisée par la haute autorité de santé.

Cette dernière tient alors compte d’un facteur clé dans le cadre de l’utilisation du Zovirax, le service médical rendu, connu sous le sigle SMR. Si ce dernier est faible, les risques s’agrandissent pour le médicament concerné de se voir appliqué un remboursement partiel voire même un non-remboursement.

Par contre, lorsque le médicament est irremplaçable, c’est-à-dire, ne connait aucun équivalent sur le marché et coûte cher au patient, la haute autorité de santé donne souvent un avis favorable à un remboursement intégral par la sécurité sociale.

Revenant au SMR, ce dernier se divise en trois catégories, à savoir, le SMR majeur qui bénéficie d’un taux de remboursement de 65%, le SMR modéré qui bénéficie d’un taux de remboursement de 30% et enfin, le SMR faible, remboursé à seulement 15%.

Enfin, un médicament dont les effets ne sont pas concluants se voit tout simplement appliquer un non remboursement.

A quelle catégorie appartient le Zovirax ?

Pour l’heure, le Zovirax appartient à la catégorie des médicaments dotés d’un SMR faible ce qui le place parmi les traitements sujets à un taux de remboursement de 15%.

Toutefois, des réformes ont été engagées depuis 2015 dans la perspective de supprimer ce taux de 15% pour ne plus appliquer que les taux de 30 et de 65%. Une autre alternative a aussi été envisagée, celle d’un taux unique de remboursement, sans que le taux en question ait pu être arrêté.

Enfin, la dernière option était la création d’un remboursement dérogatoire temporaire, mais pour les médicaments à la fois peu efficaces et sans remplacement envisageable.

Pour conclure, le Zovirax se rembourse actuellement suivant un taux de 15% du fait de son SMR faible. Toutefois, des alternatives à ce traitement existent. Le mieux est de les favoriser pour pouvoir être remboursé à 100% à condition que le médecin traitant émette un avis favorable.

Cette solution semble être la bonne en attendant les réformes sur le taux de remboursement des médicaments par la sécurité sociale.

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