On parle de plus en plus du Dépistage Prénatal Non Invasif (DPNI) et de son importance pour les futures mamans. Ce test pour dépister la trisomie avant la naissance est en effet crucial, mais est-il remboursé ? On vous éclaire sur ce sujet.

Qu’est-ce que le DPNI ?

Le Dépistage Prénatal Non Invasif (DPNI) est un test qui vise à dépister plusieurs syndromes :

  • Le syndrome de Down (trisomie 21)
  • Le syndrome de Patau (trisomie 13)
  • Le syndrome d’Edwards (trisomie 18)

Ce test vise à évaluer le risque pour que le fœtus soit porteur d’une de ces anomalies chromosomiques. Il se réalise lors du 1er trimestre de la grossesse, à travers l’analyse de l’ADN dans le sang de la future maman. Une simple prise de sang est nécessaire pour effectuer ce test. Le test est positif si l’ADN présente trop de fragments du chromosome 21.

Ce test est qualifié de test combiné car il prend en compte plusieurs éléments :

  • L’épaisseur de la clarté nucale (mesurée lors de la 1ère échographie, soit entre la 12ème et la 14ème semaine de grossesse) : plus elle est épaisse, plus le fœtus présente des risques d’être trisomique ;
  • Les marqueurs sériques (protéines du sang) : ils sont évalués durant le 1er ou le 2ème trimestre de grossesse, via une simple prise de sang.

Plus la femme enceinte est âgée, plus le risque de trisomie est élevé.

Le DPNI est un test très important car il permet de dépister la trisomie dans 99,8 % des cas. Il permet en outre de limiter le recours à l’amniocentèse et ainsi de réduire le nombre de fausses couches.

Le DPNI est-il obligatoire ?

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de réaliser le test ADN si le niveau de risque présenté par la femme enceinte (évalué sur la base de l’échographie et de la prise de sang évoqués plus hauts), est compris entre 1/1000 et 1/51. Pour les femmes dont le risque est supérieur ou égal à 1/50, il est plutôt recommandé d’avoir recours à un caryotype fœtal, même si le DPNI peut être effectué dans un premier temps.

Combien coûte le DPNI ?

Le DPNI coûte 390 euros. Il est donc moins cher qu’une amniocentèse (entre 1 000 et 1 300 euros).

Le DPNI est-il remboursé ?

Dans les faits, le DPNI n’est malheureusement pas remboursé par la Sécurité sociale en France.

En revanche, il y a quelques exceptions. En effet, pour les femmes enceintes suivies dans les maternités de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le DPNI est gratuit et systématiquement proposé.

Cependant, les conditions de remboursement du DPNI sont en en moment étudiées par le Ministère de la Santé Publique et risquent de changer sous peu. En mai 2017, 15 millions d’euros ont en effet été dégagés pour le remboursement du DPNI pour toutes les femmes enceintes qui le souhaitent. Ce budget a permis de mettre à disposition le test DPNI pour 100 000 femmes en France. Suite à ces mesures, le test DPNI peut être remboursé pour toutes les femmes bénéficiant d’un régime préférentiel ; tandis que les femmes qui n’en bénéficient pas devront s’acquitter d’une quote-part de 8,68 euros maximum.

Le projet du Ministère de la Santé Publique est de rendre ce test 100 % gratuit pour toutes les femmes qui souhaitent y recourir. La France compte ainsi bien s’inspirer de la Belgique, seul pays où ce test est pour le moment presque gratuit !

Tout savoir sur le remboursement DPNI
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